TRADITIONS

LA LANGUE BASQUE

Le basque, ou euskara, est une très belle langue qui a su traverser les siècles sans jamais disparaître. Parlée des deux côtés des Pyrénées, en France et en Espagne, elle est bien vivante. C’est une identité, une culture, une fierté. Aujourd’hui encore, elle vit à travers la musique, la littérature, le sport et, bien sûr, ceux qui la parlent au quotidien. Selon une dernière étude de l’Office Public de la Langue Basque (OPLB), la langue basque est devenue majoritaire dans les écoles maternelles du Pays Basque nord depuis septembre 2024. Bref, une langue aussi unique que le peuple qui la porte.

Langue

LES DANSES BASQUES

Les danses basques sont tout à fait atypiques. L’Aurresku, par exemple, est une danse solennelle exécutée en solo par un homme en costume traditionnel blanc et rouge, souvent pour honorer une personnalité ou lors d’un mariage. Le Fandango, plus dynamique, se danse en couple avec des pas rapides et rythmés, accompagnés du son de la txistu (flûte basque) et du tambourin. Dans certaines fêtes comme à Uztaritz pour la Saint-Jean, on retrouve aussi des danses de sauts !

Danse basque

LES MYTHOLOGIES BASQUES

Le Pays Basque est aussi bercé par des récits mythologiques qui ont renforcé sa légende. Elle est remplie de créatures et de divinités liées aux montagnes et aux forces de la nature. Parmi elles on peut citer Mari, la grande déesse qui vit dans des grottes comme celle d’Anboto et peut prendre la forme d’un corbeau, d’un nuage de feu ou d’une femme élégante aux cheveux d’or. Elle punit les menteurs et les avares, et son apparition annonce des tempêtes. Dans les vallées reculées, les Basajaunak, des géants velus aux pieds inversés, veillent sur les forêts et auraient enseigné aux hommes à cultiver le blé. Près des rivières, on dit que les Laminak, êtres mi-femmes mi-esprits aux pieds palmés, bâtissent des ponts la nuit et laissent parfois des objets en or aux voyageurs méritants.

La mythologie basque

LES FÊTES BASQUES

Tout le monde connaît les fêtes de Bayonne n’est-ce pas ? Fin juillet, les festayres s’habillent en rouge et blanc. À Pampelune, pendant les San Fermín, chaque matin à 8h pile, des taureaux dévalent les rues pavées et les plus courageux — ou les plus fous — courent devant eux jusqu’aux arènes. À Saint-Jean-de-Luz, le 23 juin, les habitants allument un grand feu sur la place Louis XIV et dansent autour au son de la txistu pour fêter l’arrivée de l’été. Dans les villages, les fêtes patronales, c’est la pelote basque, des repas gargantuesques et des épreuves de force complètement dingues : des types soulèvent des pierres de 200 kilos ou tirent des charrettes sous les cris du public. Ici, la fête, ce n’est pas juste une tradition, c’est un mode de vie.

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